Les rendez-vous du 15 au 23 juin

Samedi 15 juin

  • Sortie des Scouts et Guides
  • Messe à 18 h 00

Dimanche 16 juin, Fête de la Sainte Trinité

  • Messe à 10h45
  • Saussure en Fête : Journée de fête pour tout le quartier
    Vide grenier dans la rue de Saussure, animation dans les rues environnantes

Mardi 18 juin

  • Catéchisme à 15 h 30

Mercredi 19 juin

  • messe à 9 h 30

Jeudi 20 juin

  • Chapelet à 15 h 00
  • Aumônerie des 6°/5° à 18 h 00

Vendredi 21 juin

  • Messe à 12 h 15
  • Eveil à la Foi à 17 h 00
  • Aumônerie des 4°/3° et lycéens à 18 h 30

Samedi 22 juin

  • Messe à 18 h 00
  • Dimanche 23 juin, solennité du Saint Sacrement
  • Messe à 10h45 avec les Baptême de Paris et François, et la 1ère Communion, de Paris, Alexandre et Grégory

À venir

  • Samedi 27 juillet
    Goûter Bateau-Mouche à 14h00. Voir Rosa Béna.
  • Samedi 3 août
    Une journée à la plage !: s’inscrire auprès de Rosa Bena ou de Sophie Launois
  • Avril2020
    Pèlerinage en Terre Sainte de ND de la Confiance et St François de Sales du 18 au 26 avril 2020. Il faut réserver les dates et commencer à s’inscrire

Homélie du 5 mai 2019 – 3ème dimanche de Pâques, année C

Actes 5, 27b-32.40b-41 – Psaume 29 (30), 3-4, 5-6ab, 6cd.12, 13 – Apocalypse 5, 11-14 – Jean 21, 1-19

Ils ont donc déjà bénéficié de deux apparitions précédentes. Et ils en ont été remplis de joie.

Donc, Jésus est ressuscité et ils en ont fait l’expérience.

So : What else ?

Ca y est tout est fait, dit et achevé. L’histoire est finie : Dieu est vainqueur, c’est la paradis !

Quel étonnement et quelle désillusion de voir que la nuit est venue puis le jour et qu’il faut encore se lever et vivre sur cette terre !

D’ailleurs, il faut bien manger à midi et comment allons-nous trouver de quoi vivre ?

Donc Pierre dit qu’il va à la pêche et les autres le suivent.

Et la vie reprend son cours comme avant, comme avant la rencontre avec Jésus, son appel ses signes, son enseignement, le don de son Corps et de son Sang, sa Passion et sa Résurrection.

Il le faut bien. Mais que c’est terne, la vie sans Jésus ! Était-ce don un rêve ?

Le pire, c’est que çà ne marche plus : ils ont peiné toute la nuit sans rien prendre !

Le retour à la vie d’avant n’est donc pas viable.

C’est dans ce désarroi que Jésus les rejoint et c’est lui qui leur donne la nourriture, lui qui donne la fécondité du travail.

Voilà un premier enseignement pour nous aujourd’hui : nous qui avons célébré la résurrection du Seigneur, nous qui mettons  notre foi dans sa victoire, nous ne pouvons plus exercer notre vie ordinaire sans lui.

Il nous fait désormais aller travailler avec lui, vivre en famille avec lui, aimer nos voisins avec lui, exercer notre devoir de citoyen avec lui. Faute de quoi, nous serons stériles.

Mais il y a une deuxième enseignement à recevoir de cet Evangile. C’est le dialogue entre Jésus et Pierre qui nous le fournit.

Pierre, qui a trahi trois fois son ami au plus tragique de sa Passion, est certes nourri par Jésus ressuscité au bord du rivage, mais il est restauré par Jésus dans sa relation d’amour avec lui. Mieux encore, il est institué héritier et responsable de l’Evangile pour guider tous ses frères vers la foi !

Jésus lui demande d’abord s’il l’aime le plus et avant tous les autres. Mais ce n’est pas le cas car Pierre sait bien qu’il n’aime Jésus qu’avec faiblesse. « Oui, Seigneur, je t’aime bien ! ».

Puis Jésus révise son ambition sur l’amour de Pierre en lui demandant s’il l’aime fort. Mais la réponse humble de Pierre reste la même : « Oui, Seigneur, je t’aime bien ! ».

Enfin, Jésus lui demande s’il l’aime bien. Et Pierre prend conscience du chemin que Jésus fait pour le rejoindre, lui, alors qu’il a été incapable, lui Pierre, de grandir en amour par lui-même pour correspondre à l’appel de son ami Jésus.

Il reste que, quelque soit la force relative de l’amour de Pierre, Jésus lui confie de conduire son Eglise.

Comme à François, notre Pape, comme à Michel, notre Archevêque, comme à moi, votre pauvre chapelain et à Michel et Antoine, nos vaillants diacres. Mais aussi comme à chacun de nous, Jésus confie d’offrir le Royaume de Dieu, l’Evangile de la foi et la salut en Jésus-Christ à ceux avec qui nous vivons.

Ainsi, si nous retournons demain au travail, à l’école, ou tout à l’heure en famille, en passant par le quartier, l’ascenseur et les boîtes au lettres, nous faire tout cela en étant porteur de Jésus, après la communion, et nous allons vivre tous ces événements de notre vie terrestre avec le Seigneur. C’est lui seul désormais qui va donner sa fécondité à chacun de nos gestes, même les plus ordinaires.

Et c’est là que nous sommes missionnés par Jésus pour partager l’Evangile : avec nos parents et enfants, avec nos collègues et camarades de classe, avec nos voisins, même (et surtout) avec ceux contre qui nous sommes fâchés !

Cela nous impressionne et nous inquiète : que vont-ils penser de moi ? Est-ce que je saurai leur parler pour leur dire la foi ? Est-ce que cela les intéresse ? Ne vont-ils pas me mettre en difficulté en me reprochant les péchés de l’Eglise, les arguments de leur propre religion ?

En effet, il ne s’agit pas de faire une stratégie et de préparer à l’avance les scénarii ! Ce serait certainement stérile.

Il s’agit de partie avec Jésus dans son cœur et de le laisser agir par nous. Ce que nous aurons à dire ou à faire nos sera donné dans l’instant.

Pourvu que nous n’y fassions pas obstacle.

C’est cela que Jésus annonce à Pierre en lui disant qu’il sera emmené là où il n’a pas envie d’aller.

Nous-mêmes, n’avons pas envie de nous mettre en vulnérabilité devant les autres. Mais c’est là que Jésus nous conduit pour poursuivre ce qu’il a commencé dans sa vie en Palestine et qui l’a conduit à la passion et à la Résurrection.

Frère Michel Stoeckel

Gilets jaunes : Mgr Aupetit rappelle la Fraternité

L’urgence de la fraternité

      Les évènements récents montrent une souffrance importante d’une grande partie de nos concitoyens, qui génère la colère quand elle ne semble pas entendue et une frustration devant ce qui peut être pris pour de l’arrogance. Comme archevêque de Paris, je comprends la peine de ceux qui manifestent pacifiquement et luttent pour conserver une vie digne, je dénonce la violence scandaleuse de ceux qui en profitent pour saccager notre ville, je salue le courage des services de police et de gendarmerie et je m’unis au souci de nos gouvernants qui cherchent des réponses à la crise.

Notre pays souffre d’une incompréhension généralisée. L’individualisme devient la valeur absolue au détriment du bien commun qui se construit sur l’attention aux autres et en particulier aux plus faibles. Les valeurs de la République que sont la liberté et l’égalité sont parfois détournées par des réseaux d’influence qui réclament des droits nouveaux sans égard pour les plus vulnérables.

Où sont les véritables priorités ? Les urgences nationales, les « grandes causes » de notre pays ne peuvent légitimement être celles des revendications communautaristes ou catégorielles. Le devoir primordial de l’État est de garantir pour chacun les moyens d’entretenir sa famille et de vivre dans la paix sociale. Il nous faut reconstruire une société fraternelle. Or, pour être frères, encore faut-il une paternité commune. La conscience de Dieu le Père qui nous apprend à nous « aimer les uns les autres » a façonné l’âme de la France. L’oubli de Dieu nous laisse déboussolés et enfermés dans l’individualisme et le chacun pour soi.

La violence engendre la vengeance et la haine. Apprenons ensemble à nous écouter vraiment et à nous parler sans à priori méprisant pour ceux qui ne pensent pas comme nous. J’appelle modestement les protagonistes à un véritable dialogue où chacun accepte de sortir de ses certitudes pour établir un vrai diagnostic d’une situation délétère et trouver humblement les voies d’une reconstruction fraternelle de notre société. Je demande enfin aux chrétiens de prier et d’être ce qu’ils sont appelés à être au nom du Christ : des artisans de paix.

Je porterai notre pays dans la prière lors de la Messe de l’Immaculée Conception du vendredi 7 décembre prochain à 18h30 à Notre Dame de Paris. En ces temps troubles que nous vivons, nous pourrons confier à la sainte Patronne de la France la paix de notre nation qui ne peut naître que de la justice.

+ Michel Aupetit,
archevêque de Paris

Paris, le 5 décembre 2018