ND de la Confiance se familiarise avec la Bible -14

Bonjour à tous.

Voici le second mail de cette semaine consacré à l’Evangile de l’Annonciation qui nous sera offert dimanche prochain.

Comme je vous y invitais dans ma livraison de mardi, je vous remercie de bien vouloir me dire par retour de mail si ces messages vous conviennent et les suggestions que vous pourriez me faire.

Cela me permettra d’ajuster la proposition à partir de janvier. Merci d’avance.

Ouvrons la Bible

Évangile de Jésus-Christ selon Saint Luc (Lc 1, 26-38)

En ce temps-là,
l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, 

à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie. 

L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » 

À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. 

L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. 

Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » 

Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » 

L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. 

Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. 

Car rien n’est impossible à Dieu. » 

Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » 

Alors l’ange la quitta.

Acclamons la Parole de Dieu.

C’est un passage des plus célèbres du Nouveau Testament, repris à plusieurs fêtes mariales de l’année, connu presque par cœur par de nombreux croyants.

Un peu par facilité, je l’avoue, mais aussi par émerveillement, je vous propose de suivre le commentaire qu’en fait Marie-Noëlle Thabut.

Prenez le temps d’aller visiter les références bibliques qu’elle cite. 

Jusqu’ici personne n’avait entendu parler de Nazareth !  Petit village sans importance d’une province assez mal vue des autorités de Jérusalem. Et pourtant c’est là que l’ange Gabriel est allé décerner à une toute jeune fille le plus haut compliment qu’une femme ait jamais reçu  :  « comblée-de-grâce »’est-à-dire toute baignée de la grâce de Dieu, sans ombre. Saint Jean dirait « tournée vers Dieu. » Pas étonnant qu’à la fin de la rencontre, celle qui était si bien accordée au projet de Dieu, ait répondu spontanément : « voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Entre ces deux phrases, l’histoire humaine venait de basculer : l’heure de l’Incarnation avait sonné. Désormais, plus rien ne sera jamais comme avant. Toutes les promesses de l’Ancien Testament viennent de trouver leur accomplissement. Chacune des paroles de l’Ange vient évoquer ces promesses et détailler l’une des facettes de l’attente du Messie telle qu’elle se développait depuis des siècles.

Tout d’abord, on attendait un roi descendant de David. Or ici, on entend un écho de la promesse faite à David par le prophète Nathan que nous avons entendue en première lecture (2S 7). C’est à partir de cette fameuse promesse que s’est développée toute l’attente messianique. Or ici, c’est le centre des paroles de l’ange Gabriel : « le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la Maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin » (versets 32-33). Autre titre : « Il sera appelé Fils du Très Haut » : en langage biblique, cela veut dire « roi » ; car, là encore, on entend résonner les paroles de Nathan au roi David. Dieu avait dit à propos du descendant de David : « Je serai pour lui un père, il sera pour moi un fils. » Cette promesse était évoquée à propos de chaque nouveau roi le jour de son sacre à travers la formule : « Tu es mon fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré » (Ps 2).

La phrase « son règne n’aura pas de fin » évoquait aussi les paroles du prophète Daniel sur le « fils de l’homme » qui devait  recevoir une royauté éternelle. Et, même s’il n’est pas explicité, le prénom prévu pour l’enfant {Jésus, qui veut dire Dieu sauve) dit bien quelle est sa mission.

Marie a tout compris. Toutefois elle se permet de rappeler à l’Ange qu’elle est encore une jeune fille et que donc, elle ne peut normalement pas concevoir d’enfant. L’Ange apporte la réponse que nous connaissons, mais qui, elle aussi, évoque d’autres promesses messianiques, tout en les dépassant infiniment : « l’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint. » On savait que le Messie serait investi de la puissance de l’Esprit Saint pour accomplir sa mission de salut. Isaïe, par exemple, avait dit : « un rameau sortira de la souche de Jessé, un rejeton jaillira de ses racines, sur lui reposera l’Esprit du Seigneur (Is 11,1-2). Mais l’annonce de l’Ange, ici, va beaucoup plus loin : car l’enfant ainsi conçu sera réellement Fils de Dieu : « celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. »

Cet enfant n’a pas de père humain, il est « de Dieu. » Deux preuves dans ce texte. Premièrement, la remarque de la Vierge – « je suis vierge » (dans le texte originel, « je ne connais pas d’homme ») -. Deuxièmement, la formule -« tu lui donneras le nom de Jésus”- qui est adressée à la mère, ce qui est tout à fait inhabituel et ne s’explique que s’il n’y a pas de père humain (d’habitude, c’est le père qui donne le nom à l’enfant. Ainsi, au moment de la naissance de Jean-Baptiste, les proches demandaient à Zacharie, pourtant muet, et non à Élisabeth, de décider du nom de l’enfant).

Mais voici que cette naissance est une véritable nouvelle création. On pense immédiatement à cette phrase du livre de la Genèse : « au commencement, Dieu créa le ciel et la terre… Le souffle de Dieu planait à la surface des eaux » (Gn l, 2) et à l’écho du psaume 104 : « Tu envoies ton souffle, ils sont créés » (Ps 104,30). Cette présence tout à fait privilégiée de Dieu sur le Christ est encore suggérée par l’évocation de « l’ombre du Très Haut » ; déjà elle était le signe de la Présence de Dieu au-dessus de la Tente de la Rencontre, pendant la marche de l’Exode. Au jour de la Transfiguration, la même nuée, la même ombre désignera le Fils de Dieu : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai élu, écoutez–le !  »

Face à toutes ces annonces de l’Ange, la réponse de la Vierge est d’une simplicité extraordinaire On peut dire qu’on a là un bel exemple « d’obéissance de la foi », comme dit Paul, c’est-à-dire de confiance totale. Elle reprend le mot de tous les grands croyants depuis Abraham : « Me voici. » Comme Samuel avait su dire : « parle, Seigneur, ton serviteur écoute » (1S 3,10), Marie répond tout simplement : « voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Le mot « servante » n’évoque pas ici la servilité, mais la libre disponibilité au projet de Dieu. Il suffit de dire « oui », car «  rien n’est impossible à Dieu. »

Grâce à ce « oui » de la jeune fille de Nazareth, « le Verbe se fait chair et il vient habiter parmi nous. » On entend ici résonner la lumineuse promesse de Sophonie : « crie de joie, fille de Sion, pousse des acclamations, Israël, réjouis-toi, ris de tout ton coeur, fille de Jérusalem… Le roi d’Israël, le Seigneur lui-même est dans ton sein » (So 3,14-15). Mais tout est encore plus beau que ce que l’on avait pu imaginer. Marie n’aura pas trop de toute sa vie, sûrement, pour « méditer toutes ces choses dans son coeur. »

(Marie-Noëlle Thabut, L’Intelligence des Ecritures, tome 3 – année B, éditions Soceval, pages 62-64)

Le partage biblique de jeudi soir

Nous nous retrouverons jeudi soir 17, décembre à 19h30 pour un partage biblique par Zoom grâce au lien suivant : 

https://us02web.zoom.us/j/88601140626?pwd=NTBVNE8yR2lNY1Y1SVJ4VHdGME5FQT09

ID de réunion : 886 0114 0626 ,         

Code secret : 410477

Les Messes de dimanche prochain, 4ème dimanche de l’Avent, année B

samedi à 18h à la chapelle où vous pouvez venir

dimanche à 10h45 à la chapelle où vous pouvez venir,
également retransmise aussi en Zoom avec le lien suivant : 

https://us02web.zoom.us/j/85845582596?pwd=enRaZmYrZ044cDArMFhEYnVXcW9jdz09

ID de réunion : 858 4558 2596,            

Code secret : 503112

Les Messes de Noël

mercredi 24 décembre à 18 h et à 20 h à la chapelle où vous pouvez venir

jeudi 25 décembre à 10h45 à la chapelle où vous pouvez venir
également retransmise en Zoom avec le lien suivant : 

https://us02web.zoom.us/j/89163466644?pwd=K01GaEo1YTAvTGJoajlmWk5vWG9MUT09

ID de réunion : 891 6346 6644,              

Code secret : 099557

Je me réjouis que nous ayons la ,joie de nous revoir ‘en vrai’ dans les prochains jours, en tous cas pour ceux qui sont proches de la chapelle.

Mais déjà je vous souhaite à tous un très joyeux Noël :  dans nos ténèbres, Dieu nous offre sa lumière, Jésus-Christ son Fils qui s’est fait homme pour nous.

Alléluia  ! 

Fraternellement.

ND de la Confiance se familiarise avec la Bible – 13

Bonjour à tous.

Est-ce Noël qui approche ou bien nous qui nous approchons de Noël  ?

Sans doute est-ce la combinaison de ces deux approches puisque c’est l’initiative du Seigneur de venir à notre rencontre par l’Incarnation de son Fils et qu’en même temps, il nous appelle à préparer nos cœurs et notre monde à l’accueillir.

Parce que la semaine prochaine sera centrée sur la célébration de la Nativité et que la suivante sera pour moi un temps de repos, ce mail de mardi avec celui d’après-demain achèvera une série qui nous aura accompagnée pendant ce temps de l’Avent.

Avant d’aborder les textes bibliques de dimanche prochain, je souhaite donc m’adresser à vous pour vous demander votre appréciation.

Vous qui avez ouvert ce mail et qui êtes en train de le lire, je vous remercie de me faire signe afin que je puisse évaluer la pertinence de cet envoi.

Dites-moi, s’il vous plaît, si vous avez apprécié ces envois ou si vous en avez été encombré.

Si vous avez un peu pus de temps, merci de me dire aussi si ces messages vous ont permis d’écouter les textes de la Messe avec plus d’attention et quelques repères, si vous avez ouvert votre Bible avec plus d’entrain et si vous avez envie de poursuivre cette approche de la Parole de Dieu.

Si vous le désirez, n’hésitez pas à me faire des critiques sur ce que je vous envoie :  contenu, longueur, forme, fréquence, etc.

Je vous en remercie d’avance. 

Cela va m’aider grandement à réfléchir à une reprise éventuelle en janvier.

Dimanche 20 décembre :  4ème dimanche de l’Avent

L’oraison de ce 4ème dimanche de l’Avent, c’est-à-dire la prière d’ouverture de la Messe, est celle que de nombreux chrétiens prient avec l’Angelus.

Cette prière de l’Angelus, dont la forme actuelle date du XVème siècle, récite avec gratitude le mystère de l’Incarnation :  par le consentement de Marie, « le Verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous » ( Jn 1, 14).

Que ta grâce, Seigneur notre Dieu, se répande en nos cœurs :
par le message de l’ange, tu nous as fait connaître l’incarnation de ton Fils bien-aimé, 

conduis-nous par sa passion et par sa croix jusqu’à la gloire de la résurrection.
Lui qui règne.

Nous savourerons l’Evangile de l’Annonciation dans le deuxième mail de cette semaine.

Aujourd’hui, écoutons les deux lectures et le Psaume.

Ouvrons la Bible

Lecture du 2ème Livre de Samuel (2 S 7, 1-5.8b-12.14a.16)

Le roi David habitait enfin dans sa maison. 

Le Seigneur lui avait accordé la tranquillité en le délivrant de tous les ennemis qui l’entouraient. 

Le roi dit alors au prophète Nathan :
« Regarde ! J’habite dans une maison de cèdre,
et l’arche de Dieu habite sous un abri de toile ! » 

Nathan répondit au roi :
« Tout ce que tu as l’intention de faire, fais-le, car le Seigneur est avec toi. » 

Mais, cette nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée à Nathan :
« Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur : 

Est-ce toi qui me bâtiras une maison pour que j’y habite ?
C’est moi qui t’ai pris au pâturage, derrière le troupeau,
pour que tu sois le chef de mon peuple Israël. 

J’ai été avec toi partout où tu es allé, j’ai abattu devant toi tous tes ennemis.
Je t’ai fait un nom aussi grand que celui des plus grands de la terre. 

Je fixerai en ce lieu mon peuple Israël, je l’y planterai, il s’y établira et ne tremblera plus,
et les méchants ne viendront plus l’humilier, comme ils l’ont fait autrefois,
depuis le jour où j’ai institué des juges pour conduire mon peuple Israël. 

Oui, je t’ai accordé la tranquillité en te délivrant de tous tes ennemis. 

Le Seigneur t’annonce qu’il te fera lui-même une maison. 

Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères,
je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi,
et je rendrai stable sa royauté. 

Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. 

Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi,
ton trône sera stable pour toujours. »

Parole du Seigneur.

Les deux livres de Samuel que nous avons dans nos Bibles n’en faisait qu’un seul à l’origine. Tous comme les deux livres des Rois. Avec les livres de Josué, des Juges et de Ruth, cet ensemble est désigné comme les Livres Historiques de l’Ancien Testament.

Ce ne sont pas des chroniques, c’est-à-dire des notes prises au jour le jour par des scribes pour garder des traces en archives. Même les livres de la Bible qu’on appelle les Chroniques n’en sont pas puisqu’ils ont été rédigés plusieurs siècles après les faits qu’ils relatent.

Fruit de combinaisons de sources disparates, le Livre de Samuel (1 & 2) a d’abord une intention religieuse et théologique :  avec ce peuple qu’Il a choisi, choyé, mené depuis la captivité en Egypte jusqu’à la domination en Canaan, Dieu a un mal fou à instaurer son Règne. Il n’y a qu’une seule période où l’idéal s’approchait :  le règne de David.

David a été tiré par le prophète Samuel de sa condition de gardien de troupeau pour prendre la succession de Saül, le 1er roi d’Israël qui n’a pas fait confiance à Dieu et a été rejeté par Lui.

David, contrairement à Saül sera un roi croyant, humble et serviteur de son peuple.

Heu … disons la plupart du temps !  En effet, David a gravement péché lorsqu’il était au fait de sa gloire en mettant la main sur Bethsabée et en tuant son mari Urias.

Mais, bon, en dehors de ce grave péché, David est un modèle de roi tel que Dieu le désire.

Notre passage de dimanche est au coeur de cette relation juste entre Dieu et son serviteur David.

David est tenté de verrouiller son pouvoir en construisant un Temple à Dieu dans sa nouvelle capitale Jérusalem, à côté de son propre palais.

Mais ce n’est pas à Dieu d’obéir à David mais plutôt, l’inverse :  Dieu ne va pas se laisser enfermer dans unTemple, Lui qui est Créateur de toute chose. 

Par contre, Dieu est Celui qui réalise son projet malgré tous les obstacles – surtout ceux qui se dressent dans nos coeurs – et il annonce à David qu’Il règnera définitivement par un nouveau Roi, issu de la dynastie de David.

Vous pouvez avec profit aller voir dans votre Bible les versets qui n’ont pas été retenus pour notre lecture de dimanche.

Psaume (88 (89), 2-3, 4-5, 27.29)

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge. 

Je le dis : c’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux. 

« Avec mon élu, j’ai fait une alliance,
j’ai juré à David, mon serviteur : 

J’établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges. » 

« Il me dira : ‘Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !’ 

Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle. »

Voici une beau chant joyeux et harmonieux.
Certes.

Commençons par remarquer que les versets sélectionnés sont des ponctions dans un ensemble plus vaste. Ce Psaume 88(89) comporte 53 versets en tout que je vous invite à aller lire dans votre Bible.

Après deux grandes parties où le Psaume célèbre la bonté et la grandeur de Dieu, la troisième nous indique que celui qui le rédige est en grand désarroi :  il ne sait plus si Dieu est si bon tellement il subit un sort déplorable.

C’est là que sonne l’heure de la foi :  au moment où notre assurance est démentie, nos appuis fuyants, nos sécurités battues en brèche, mettons-nous encore notre confiance en Dieu et dans la réalisation de ses promesses  ?

C’est dans une condition de défaite et de perte que le psalmiste rédige ce magnifique Psaume.

Prions ces versets de dimanche en n’oubliant pas la détresse de celui qui nous offre ces beaux versets. Nous pourrons y trouver un courage renouvelé pour affronter dans la foi les moments difficiles que nous traversons. « C’est la nuit qu’il faut croire à la lumière. » (M-N Thabut)

Lecture de la Lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 16, 25-27)

Frères, 

à Celui qui peut vous rendre forts 

selon mon Évangile qui proclame Jésus Christ : 

révélation d’un mystère gardé depuis toujours dans le silence, 

mystère maintenant manifesté au moyen des écrits prophétiques, 

selon l’ordre du Dieu éternel, 

mystère porté à la connaissance de toutes les nations 

pour les amener à l’obéissance de la foi, 

à Celui qui est le seul sage, 

Dieu, 

par Jésus Christ, 

à lui la gloire pour les siècles. Amen. 

Parole du Seigneur.

Quelle solennité ! 

Ce sont les derniers mots de la Lettre de Paul aux Romains

La plus longue des lettres que nous ayons de Paul est aussi la plus élaborée. Paul s’adresse à une communauté chrétienne qu’il n’a pas fondée et de qui il espère un accueil favorable et fraternel.

Il choisit de baser cette future relation sur le partage de la foi et de l’intelligence de la foi en Jésus-Christ. Il expose donc son enseignement de manière structurée et exigeante.

Cette Lettre aux Romans comporte des chapitres éblouissants de la joie de la foi, amenés par des raisonnements parfois difficiles.

La lecture de ce dimanche conclut donc cette œuvre magistrale.

L’expression l’obéissance de la foi’ peut être reçue avec grincement :  s’agit-il d’imposer la foi à toutes la nations ? L’expression grecque dans la Lettre aux Romains dit ‘l’obéissance qu’est la foi’.

Le mot obéissance désigne une écoute confiante, bien loin d’une contrainte imposée par la force.

La forme de cette conclusion est une doxologie :  elle tourne les yeux et les coeurs vers Dieu seul pour lui rendre toute gloire et tout hommage en rappelant qu’il est le seul maître de l’histoire.

Nous pouvons penser à la doxologie qui achève la prière eucharistique de la Messe :  

« Par Lui, avec Lui et en Lui, (Jésus-Christ, ton Fils bien-aimé)

à Toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint Esprit, 

tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles !  

Amen  !  »

Après que vous aurez décortiqué un peu ce passage de la Lettre aux Romains, vous pourrez , vous aussi, vous lancer dans l’exercice d’écrire votre doxologie :  adressez au Seigneur votre reconnaissance de ce qu’Il est et de ce qu’Il fait, pour vous-même ou pour tout le monde.

Non seulement cela rend gloire à Dieu à qui revient toute action de grâce, mais cela vous décentre de vous-même et vous tourne à nouveau vers la seule Source véritable. 

Avouez qu’être orienté à. nouveau dans un temps où on ne sait plus comment s’orienter, c’est peut-être salutaire !  

partage biblique jeudi prochain

Voici le lien pour vous joindre au partage biblique de jeudi prochain 17 décembre à 19h30 : 
https://us02web.zoom.us/j/88601140626?pwd=NTBVNE8yR2lNY1Y1SVJ4VHdGME5FQT09

ID de réunion : 886 0114 0626, Code secret : 410477

Est-ce que ça va mieux ou est-ce que ça ne va pas mieux  ? Est-ce que ça ira pour Noël ou est-ce que ça sera compliqué ? 

A l’école de l’auteur du Psaume, adressons au Seigneur notre plainte dans la confiance totale qu’Il accomplit sa promesse et qu’Il veut le bonheur de tous ses enfants.

A jeudi pour recevoir ensemble le récit de l’Annonciation.

Fraternellement.

Notre Dame de la Confiance se familiarise avec la Bible -12

Bonjour à tous.

Avant d’aborder l’Evangile de dimanche prochain, je vous relaye une invitation portée par le Comité Caritatif de St François de Sales/

Il s’agit de se soucier des personnes qui seront seules chez elles le soir de Noël. Comme on ne pourra pas faire un repas commun, nous allons leur porter à domicile une repas confectionné par un chef étoilé et sa brigade de personnes en réinsertion professionnelle. C’est gratuit.

« Grâce à toi, un repas de fêtes nourrit ton frère. »

  1. Rendez visite à une personne seule ou un couple seul à Noël pour leur proposer ce repas.
  2. Avant mardi 15 décembre au soir, inscrivez cette personne ou ce couple sur le lien suivant
    https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfYn3sRxWiY9mTcPvGbJolQsf5sle7mvmzV_nnQijMacsTyhQ/viewform 
  3. Venez chercher à St François de Sales le colis repas le 23 décembre et apportez-le à vos invités.
    (si vous n’êtes pas disponible le 23, signalez-le clairement en faisant l’inscription. Merci)

L’Evangile de dimanche prochain est tiré du chapitre 1er de l’Evangile de Jean.

Le 4ème Evangile, celui de Jean, est  assez différent des trois autres. Ces derniers sont appelés synoptiques parce qu’on peut aisément les mettre en parallèle. On voit alors les emprunts des uns aux autres, les différences de transcription d’épisodes de la vie de Jésus qu’il nous apportent avec des nuances. On voit aussi des organisations du récit qui se distinguent.

Mais avec le 4ème Evangile, il est quasiment impossible de faire ces rapprochements :  c’est un récit fondamentalement différent. Il y a bien quelques points communs avec les synoptiques, mais surtout une composition et un propos très originaux. Basé sur des récits inédits moins nombreux que les synoptiques, il offre une méditation et une lumière plus mystique.

Et d’ailleurs, pourquoi donc avons-nous 4 récits d’Evangiles et non pas un seul. Puisque Dieu les a inspiré, n’aurait-il pas été plus simple pour Lui de nous donner un récit unique et complet pour connaître son Fils ? Au lieu de cela, il a permis que nous ayons 4 récits différents dont il est impossible de faire la synthèse en un seul. Les 4 comportent même des contradictions entre eux !  

Pour ma part, je rends grâce à l’Esprit Saint de cette étrangeté. En effet, si nous n’avions qu’un seul récit pour connaître Jésus, nous serions inévitablement dans une idéologie et non pas dans la foi :  il, n’y aurait aucun espace d’interprétation, de recherche, de cheminement ;  une seule voix à laquelle il n’y a plus qu’à obéir servilement.

Nous avons donc 4 Evangile, Matthieu, Marc, Luc et Jean, comme à 4 coins d’une pièce et ils dessinent un espace, une pièce, dans laquelle on peut de déplacer :  s’approcher plus de tel ou tel angle, de telle ou telle face. Il y a donc la place pour d’innombrables manières de connaître Jésus, donc aussi pour d’innombrables croyants disposant chacun de son regard personnel sur le Christ.

Ouvrons la Bible

Donc Jean dimanche de Gaudete !  Une partie du Prologue et une partie du témoignage de Jean le Baptiste dans le 1er chapitre de cet Evangile.

Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean (Jn 1, 6-8.19-28)

Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. 

Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière,
afin que tous croient par lui. 

Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. 

Voici le témoignage de Jean,
quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » 

Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement :
« Je ne suis pas le Christ. » 

Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » 

Il répondit : « Je ne le suis pas. 

– Es-tu le Prophète annoncé ? » 

Il répondit : « Non. » 

Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse
à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » 

Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert :
Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » 

Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. 

Ils lui posèrent encore cette question :
« Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » 

Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. 

Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c’est lui qui vient derrière moi,
et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »

Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.

Acclamons la Parole de Dieu.

Comme vous en avez pris l’habitude, je vous incite à aller voir dans votre Bible d’où ces versets sont extraits. Repérez les versets qui n’ont pas été retenus et ceux qui suivent. 

C’est clairement la figure de Jen-Baptiste qui est mise en lumière dans cette sélection :  les versets du Prologue concernant le Verbe-Lumière n’ont pas été retenus, ni les versets où Jean-Baptiste reconnaît le Christ parmi ses disciples.

Les évangélistes, que nous avons mentionnés plus haut, n’adoptent pas la même doctrine quant au rôle de Jean-Baptiste. En St Jean, nous voyons que Jean-B. ne se reconnaît pas en Elie qui, selon  Malachie 3, 23-24 doit revenir. Au contraire, en Matthieu 17, 9-13, les disciples de Jésus comprennent que Jean-Baptiste, c’est Elie qui est revenu !  

C’est donc un choix de Jean l’évangéliste d’écrire que Jean le Baptiste se contente d’être la voix annoncée par Isaïe (Is 40, 3) plutôt qu’un prophète revenu.

Notons une curiosité concernant les délégations qui interrogent Jean-B : 

  • « les Juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites » (v19) : ce sont les autorités du judaïsme attaché au Temple de Jérusalem, groupe conservateur disposant d’une autorité institutionnelle. Ils n’apprécient pas la nouveauté, surtout si elle ne vient pas d’eux et ils craignent les mouvements qui risquent d’ébranler le fragile équilibre négocié entre eux et l’occupant romain.
  • « or ils avaient été envoyés par les pharisiens » :  voilà, qui est étrange car il semble qu’il y ait eu opposition doctrinale entre les autorités du temple et la mouvance des pharisiens. Ceux-ci sont plus spirituels ;  ils cherchent une plus grande fidélité à Dieu par la Loi de Moïse plutôt que par le maintien d’un ordre institutionnel.

On voit là se préparer les acteurs du procès de Jésus à l’issue duquel il va être rejeté en croix. Avant même la manifestation publique de Jésus comme Christ, les querelles d’intérêts partisans divisent le peuple en clans et jettent le mépris sur les gens simples et perdus :  « Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. » (Marc 6, 34).

Bon disciple de Jean-B, Jésus va éviter de s’affilier à toute appartenance partisane de son temps.

Ce soir, lors de notre partage biblique par Zoom, nous écourterons ensemble cet Evangile selon la méthode des trois lectures que je vous ai déjà présentée : 

  • lecture 1 :  que dit ce passage et comment le comprendre ?
  • lecture 2 :  que me dit-il ? En quoi il m’appelle à une conversion personnelle ?
  • lecture 3: quelle prière ce passage m’invite-t-il à adresser au Père ?

Le partage biblique de ce soir jeudi 10 à 19h30

Voici le lien pour ce partage de ce soir à 19h30 :  

https://us02web.zoom.us/j/88601140626?pwd=NTBVNE8yR2lNY1Y1SVJ4VHdGME5FQT09

ID de réunion : 886 0114 0626 Code secret : 410477

Les Messes de dimanche prochain 13 décembre

Pour dimanche prochain, vous pouvez venir à la chapelle aux Messes de samedi 18h ou de dimanche 10h45.

Si vous ne pouvez pas vous délacer, vous pourrez vous oindre à la Messe par Zoom, avec le lien suivant :  https://us02web.zoom.us/j/85845582596?pwd=enRaZmYrZ044cDArMFhEYnVXcW9jdz09

ID de réunion : 858 4558 2596 Code secret : 503112

Nous approchons donc du dimanche ‘Gaudete » (Réjouissons-nous ! ). Nous recevons cette mission du Seigneur, au milieu des douleurs de cette période de pandémie, d’annoncer la Joie et de la communiquer :  Joie de ce que le Seigneur vient chez nous pour nous délivrer de tout mal. Alléluia ! 

Fraternellement.

ND de la Confiance se familiarise avec la Parole de Dieu -11

Bonjour à tous.

Aujourd’hui, mardi 8 décembre, grande fête de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie.

C’est même une solennité, c’est-a-dire le plus haut degré des fêtes liturgiques de l’année.

L’Eglise célèbre que Marie, pour pouvoir donner vie au Fils de Dieu dans sa chair, a accompli sa mission sans aucune réserve. Elle est la mère parfaite du Messie, Mère de Dieu !  Elle est pourtant de la lignée d’Adam et Eve, nos parents symboliques pécheurs, de qui  nous héritons l’état de pécheur, cet état qui nous fait nous satisfaire de ne pas être en pleine communion avec Dieu.

Comment Marie a-t-elle pu naître préservée du péché originel ? L’oraison de ce jour de fête nous l’indique : 

Seigneur, tu as préparé à ton Fils une demeure digne de lui par la conception immaculée de la Vierge ; puisque tu l’as préservée de tout péché par une grâce venant déjà de la mort de ton Fils,
accorde-nous, à l’intercession de cette Mère très pure, de parvenir jusqu’à toi, purifiés, nous aussi, de tout mal.

Avec cette fête, s’achève la Neuvaine de prière pour demander au Seigneur de nous délivrer du mal de la pandémie. Nous nous remettons désormais dans les mains du Seigneur qui sait bien comment il va nous conduire dans la guérison.

Mais ce mail a pour but de nous préparer à célébrer la Parole de Dieu dans les textes bibliques de dimanche prochain 13 décembre, 3ème dimanche de l’Avent, appelé ‘Gaudete’, ce qui se traduit :  ‘Réjouissez-vous!’

Ouvrons la Bible

Je vous propose de réserver le prochain mail de jeudi à l’Evangile de ce dimanche et de grouper les trois autres passages de l’Ecriture dans celui-ci. Leur point commun est la Joie.

Lecture du Livre du Prophète Isaïe (Is 61, 1-2a.10-11)

L’esprit du Seigneur Dieu est sur moi
parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. 

Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles,
guérir ceux qui ont le cœur brisé,
proclamer aux captifs leur délivrance,
aux prisonniers leur libération,
proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. 

Je tressaille de joie dans le Seigneur,
mon âme exulte en mon Dieu. 

Car il m’a vêtue des vêtements du salut,
il m’a couverte du manteau de la justice,
comme le jeune marié orné du diadème, la jeune mariée que parent ses joyaux. 

Comme la terre fait éclore son germe, et le jardin, germer ses semences,
le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations.

Parole du Seigneur.

Nous avons déjà rencontré ce ‘troisième’ Isaïe lors du 1er dimanche l’Avent.

Dans la suite du retour de leur Exil à Babylone, les déportés s’attendaient à une période radieuse dans la joie de retrouver leur terre et Jérusalem. Mais cette terre a été occupée par d’autres déportés d’autres nations, qui ont d’autres divinités, d’autres intérêts que d’accueillir les anciens habitants.

C’est la déconvenue après les horribles années de déportation.

Le Seigneur inspire donc le prophète pour remonter le moral des troupes et leur témoigner que Dieu ne les a pas oubliés mais qu’au contraire, il a un projet de joie pour eux. Courage ! 

Vous pouvez constater que la sélection retenue pour notre dimanche saute allègrement les versets  2bc à 9 de ce chapitre 61 d’Isaïe. Ayez la curiosité d’aller voir dans votre Bible ce que disent ces versets :  « … ils rebâtiront les ruines antiques … vous, vous serez appelés ‘prêtres du Seigneur‘ … au lieu de votre honte :  double part! »

Curiosité :  dans la traduction de la liturgie, il y a une phrase au féminin (Car il m’a vêtue des vêtements du salut, il m’a couverte du manteau de la justice). Certaines Bible la traduisent au masculin. En fait, les spécialistes ne savent pas bien de qui il s’agit ;  peut-être de Jérusalem elle même ;  et peut-être de nous-même comme Eglise peuple chéri de Dieu, qui sait  ?

Cantique (Lc 1, 46b-48, 49-50, 53-54)

Mon âme exalte le Seigneur, 

exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! 

Il s’est penché sur son humble servante ; 

désormais tous les âges me diront bienheureuse. 

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; 

Saint est son nom ! 

Sa miséricorde s’étend d’âge en âge 

sur ceux qui le craignent. 

Il comble de biens les affamés, 

renvoie les riches les mains vides. 

Il relève Israël son serviteur, 

il se souvient de son amour

Vous avez reconnu le magnificat de Marie, ou du moins une partie de ce cantique que Marie fait jaillir de sa joie lors de sa visite à sa cousine Elisabeth.

On peut regretter que la liturgie de ce dimanche ne nous ait pas gardé l’entièreté de ce cantique, sans doute pour éviter des longueurs dans la Messe !  

La aussi, je vous invite à aller savourer ce cantique en entier dans votre Bible.

Nous sommes tout à fait fondés de recevoir ce cantique comme étant celui de Marie puisque Luc nous le présente ainsi et que nous croyons à l’inspiration des Ecritures, en premier lieu des Evangiles.

Les traducteurs de ma Bible (Bible de Jérusalem) pensent que Luc a puisé dans un cantique préexistant la matrice de ce poème auprès de communautés spirituelles priantes du 1er siècle.

D’autres commentateurs pensent que les futures mères en Palestine avaient coutume de composer un poème pour leur bébé qu’elles lui récitaient tout au long de leur grossesse. Cette idée est très jolie mais pas certaine.

En tous cas, ce Magnificat de Marie est truffé de citations ou d’allusions à des passages de la Bible, en particulier du cantique d’Anne, maman de Samuel (1 Samuel 2, 1-10), que je vous invite à visiter également.

En Isaïe 61, 10, qui fait partie de notre 1ère lecture, vous trouverez une autre phrase qui a inspiré celle qui ouvre le Magnificat. De même en Habaquq 3, 18.

Voici enfin la 2ème lecture de ce dimanche Gaudete : 

Lecture de la 1ère Lettre de Saint Paul, Apôtre, aux Thessaloniciens (1 Th 5, 16-24)

Frères, soyez toujours dans la joie,
priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance : 

c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus. 

N’éteignez pas l’Esprit, ne méprisez pas les prophéties,
mais discernez la valeur de toute chose :
ce qui est bien, gardez-le ;
éloignez-vous de toute espèce de mal. 

Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers ;
que votre esprit, votre âme et votre corps, soient tout entiers gardés sans reproche
pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ. 

Il est fidèle, Celui qui vous appelle : tout cela, il le fera.

Parole du Seigneur.

Nous connaissons déjà ce chapitre 5 de la 1ère lettre de Paul aux Thessaloniciens :  nous en avons reçu les premiers versets le 15 novembre dernier(33ème dimanche ordinaire année A).

Dimanche prochain, ce sont les derniers versets de ce chapitre qui sont aussi quasiment les derniers versets de la lettre, comme une conclusion et un envoi général adressé aux destinataires.

Là encore, ayez la curiosité d’aller voir ce qui précède et ce qui suit notre passage d’aujourd’hui.

Vous y trouverez des compléments d’exhortation dans le même esprit que notre passage. notamment ce refrain de tout le Nouveau Testament : ‘ne rendez pas le mal pour le mal’ (Romains 12, 17, 1Pierre 3, 9).

Dans les versets finaux (1Th 5, 25-26) qui suivent notre passage, on constate que ces lettres de Paul sont destinées à être lues, relues et portées à tous les frères (voir aussi 2 Corinthiens 1, 1 et Colossiens 4, 16). C’est ainsi que ces écrits apostoliques ont très tôt trouvé leur place déterminante dans la foi des premiers chrétiens et la conduite des premières communautés chrétiennes.

L’appel a être toujours dans la joie se trouve presque dans les mêmes termes dans l’épître aux Philippiens (Ph 4, 4).
C’est surprenant car on pense spontanément que la joie est une émotion incontrôlable. Dès lors, comment en faire un commandement ou un conseil ? 

Nous avons la même surprise avec le commandement de l’amour (Jean 15, 12). En fait, l’amour ne doit pas rester un sentiment, fluctuant par nature, mais un acte de volonté. A l’image de Dieu qui aime inconditionnellement ses créatures que nous sommes et qui veut nous aimer quoi que nous fassions.
De même pour la joie :  il s’agit d’un acte de la foi !  En toutes circonstances, nous rappeler que le Seigneur Jésus est le vainqueur du mal et qu’il nous a libérés de son emprise pour pouvoir partager l’éternelle Joie de Dieu.

Je vous souhaite donc, pour achever ce courrier d’entrer dans la Joie de Dieu, dès aujourd’hui, et d’en témoigner sans arrogance mais avec douceur à nos contemporains plongés dans l’inquiétude.

A jeudi prochain pour un prochain courrier centré sur l’Evangile de dimanche que vous pouvez déjà lire en Jn 1, 6-8.19-28.

Voici le lien pour vous joindre au partage biblique de jeudi prochain 10 décembre à 19h30  : 

https://us02web.zoom.us/j/88601140626?pwd=NTBVNE8yR2lNY1Y1SVJ4VHdGME5FQT09

ID de réunion : 886 0114 0626

Code secret : 410477

Fraternellement.

Bartholomäus Zeitblom Eschacher la Visitation